Les time timer, minuteurs visuels : comparatifs

Le Time Timer c’est une sorte de minuteur qui fait visuellement le décompte du temps restant. C’est pratique pour les adultes qui animent de réunions ou ateliers timebombés (à temps fixe et limité) mais c’est principalement avec mes enfants que je les utilise : avec mes enfants de 5 et 9 ans c’est la garantie des matins qui chantent : quand il n’y a plus de rouge on part. Quand je l’utilise c’est magique : je n’ai pas à discuter avec eux du temps qui passe et du fait qu’il faut s’activer, ils le font tous seuls.

Aujourd’hui je vous propose le comparatif de 3 modèles que j’ai chez moi et que j’ai testé :

Le Time Timer Plus : 9/10

  • Plage de temps : 0 à 60 minutes
  • Fonctionnement : affiche en rouge le temps restant en minutes sur le cadran de 60 minutes (sur le visuel il reste donc 45 minutes)
  • Taille : 14 x 18 cm
  • Prix : ± 50 €
  • Les plus :
    • Très silencieux : un tic-tac très très très léger
    • Le volume du BIP BIP en fin de temps est réglable avec une molette : de silencieux (pour la lecture du soir par exemple) à fort
    • Il est gros et bien visible
    • Se déclenche automatiquement après réglage du temps
    • Facilement transportable avec sa poignée
    • Existe maintenant en d’autres couleurs funky
    • A pile
    • Très facile à comprendre pour un enfant, le rouge défile toujours à la même vitesse quelque soit le temps total choisi :
      Une tranche de 5 minutes aura toujours la même apparence
  • Le moins :
    • Son prix
  • Lien : www.hoptoys.fr

Le Time Timer Twist : 2/10

  • Plage de temps : 0 à 60 minutes
  • Fonctionnement : affiche en noir le temps restant en pourcentage sur le cadran (sur le visuel il reste donc les 8/12ème du temps total, le minuteur commence toujours par 100% de noir sur le cadran)
  • Taille : 8 cm
  • Prix : ± 25 €
  • Les plus :
    • Très silencieux : aucun tic-tac
    • Aimanté, se colle au frigo
    • Réglage du temps très facile et indication numérique
    • Bouton Pause
  • Le moins :
    • Pas pratique si non placé sur une surface aimanté
    • Il faut penser à presser le bouton DEMARRER pour que le minuteur s’enclenche
    • Pas de réglage sonore du BipBip final
    • A pile
    • Visuellement ce timer montre le fractionnement du temps restant, pas combien de temps il reste
      40 minutes restantes sur un total de 60 ont la même apparence que 3 minutes sur un total de 8 minutes (8/12ème dans les deux cas)

      Il est inutilisable par mes enfants qui ont l’habitude du Time Timer Plus
  • Lien : www.hoptoys.fr

Le minuteur mécanique : 6/10

  • Plage de temps : 0 à 60 minutes
  • Fonctionnement : affiche en rouge le temps restant en minutes sur le cadran de 60 minutes (sur le visuel il reste donc 20 minutes)
  • Taille : 8 cm
  • Prix : ± 9 €
  • Les plus :
    • Son prix tout petit
    • Se déclenche automatiquement après avoir choisi le temps
    • Sans pile
    • Très facile à comprendre pour un enfant, le rouge défile toujours à la même vitesse quelque soit le temps total choisi :
      Une tranche de 5 minutes aura toujours la même apparence
  • Le moins :
    • Il fait Tic Tac assez fort, trop pour la lecture du soir (et trop pour moi pour certains repas)
    • Pas pratique si non utilisé sur une surface aimanté
    • Volume du Bip de fin non réglable
  • Lien : www.amazon.fr
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Un an plus tard et des poussières après le diag asperger négatif

Avoir un diag asperger ou pas, qu’est ce que ça change pour moi ?

Je voulais mieux me connaître, mieux m’accepter et me faire accepter, et avoir une reconnaissance pour un aménagement de travail si j’étais amenée à en changer.

Je suis contente de ne pas avoir été diagnostiquée Asperger, je m’en suis rendue compte en signant des documents pour une assurance vie pour mes enfants, cela aurait grandement compliqué l’acceptation de mon dossier.

Mes parents et mon compagnon ont accepté que j’avais des différences, des modes de fonctionnement particuliers, finalement leurs origines leur importe peu.

Savoir, au sein de mon couple, qu’ils existent ne rend pas systématiquement les choses plus faciles, ou compréhensibles, mais ça peut permettre après coup de relativiser.

Enfin, un diagnostic posé ne m’aurait pas  permis d’améliorer des relations de travail tendues avec certains de nos, et bientôt probablement mes, salariés.

Mon avenir professionnel est, pour le moment incertain (je ne suis pas capable de reprendre seule la société parentale où je travaille depuis 16 ans, mon frère doit venir faire mon binôme ou je coule). Une reconnaissance officielle de mes difficultés m’aurait – peut-être – permis de pouvoir bénéficier dans une autre entreprise des aménagements que j’ai aujourd’hui et qui m’assurent de travailler de manière optimale.

Ces difficultés, de quel ordre sont elles ?

Impossible de savoir, quand on est en démarche de diagnostic ou en plein doutes, la part de l’effet Barnum. Faire le point un an après permet de faire le tri.

Je ne suis pas Asperger, j’ai des particularités, des traits autistiques comme d’autres personnes non autistes. Grâce à mes recherches j’ai pu mettre en place de techniques d’évitement ou de soulagement plus ou moins efficaces mais il n’en demeure pas moins que :

  1. Les rapports sociaux et interactions directes (appel téléphonique prolongé, échange SMS tendu…) me demandent beaucoup d’énergie et de temps de récupération, le coût étant d’autant plus important que je connais peu ou mal les personnes, ou que je ne peux m’aménager de zone de repli
    Beaucoup de choses ne me sont pas naturelles dans les interactions sociales, et à part mon compagnon (avec qui je ne vis pas) et nos familles, je n’en ai pas (hormis les réseaux sociaux mais ils ont d’autres codes). Je peux avoir l’air mal polie, ou de manquer d’intérêt ou de sensibilité. J’ai l’impression d’être un robot.
  2. Hyperacousie variable suivant mon état de fatigue
  3. J’ai un syndrome anxieux variable dans son spectre et dans son intensité pour ce qui touche au déplacement, qui réagit très mal aux injonctions et aux obligations
  4. Suivant mon niveau de fatigue et de stress, difficultés variables à comprendre les non dit, les doubles sens, le second degré… mais aussi à m’exprimer (ce qui entraine une très grande frustration et des pétages de plomb si je me laisse emporter par ma vague)
  5. La proximité physique des inconnus m’est difficile, je continue d’éviter les attroupements à l’école, à me balancer quand je fais la queue dans un magasin ou à la Poste
  6. Je suis tour à tour hypo et hypersensible, je me coupe et/ou j’explose dans les situation de stress ou de frustration intense
  7. Je suis obligée d’un minimum d’organisation pour les repas, que ça soit les miens ou ceux des enfants

Mais aussi plus globalement le fait de me retrouver les larmes aux yeux au supermarché parce que je suis incapable de savoir ce que je veux manger ce soir, ou de savoir qu’une douche va être trop bruyante et faire trop de stimulations et que ça va me consommer beaucoup beaucoup d’énergie de la prendre.

Je ne peux pas prendre le bus facilement (voire du tout), pour aller au bureau par exemple (je n’ai pas réussi à passer mon permis), ou être au bureau une journée entière dans le bruit des autres avec qui il faut interagir sans avoir besoin de récupérer le lendemain voire le jour d’après.
Je travaille essentiellement de chez moi, parfois 2 heures dans la journée car je suis déjà sur les rotules, parfois 12 sans faire de pause et tout azimut.

Autre exemple : je vois passer sur twitter ce soir « Petit repas végé rapide : riz curry menthe fraîche ». Peu de gens sont capables de comprendre que même ça c’est, à certains moments (et plusieurs fois par semaine), trop d’étapes : il faut mettre l’eau à bouillir et ajouter le sel, revenir tant qu’il y a de l’eau dans la casserole, puis attendre que cela cuise et arrêter le feu au bon moment, et après ça il faut encore égoutter et rendre mangeable en rajoutant du beurre, du curry, de la menthe fraîche (et on fait comment si on en a pas ?).
Bref, ça peut sembler caricatural mais c’est véridique : parfois, trop souvent, même faire juste des pâtes c’est juste trop, je préfère ne pas manger.

Mes trucs et astuces

  • Beaucoup de calme, de sommeil, de temps seule, c’est la règle number one pour moi.
  • Du magnésium, des omégas 3, beaucoup et souvent, et si je dors vraiment mal et que ça devient chronique, de la mélatonine
  • Une organisation pour les repas : une liste de plats et les courses correspondantes.
    Seule je peux passer une semaine à manger des Dinosaures au petit déjeuner et des samoussa ou des nems à l’Air Fryer, c’est pas varié mais j’aurai mangé
  • Prendre conscience du coût des choses, de mes limites, dire stop bien avant de devenir une furie incontrôlable (parce qu’il faudra encore assumer les tâches de base pour terminer la journée)
  • Des bouchons d’oreilles partout (table de nuit, sac à main, poche de veste…), un casque de réduction de bruit
  • Mettre les enfants à la garderie le matin et le soir pour éviter les portails d’école encombrés de parents qui bougent, me bousculent et font du bruit
  • Me faire livrer une partie des mes courses
  • Me mettre en mouvement : quand je me rends compte qu’une situation m’échappe et que je risque de perdre pied, je bouge, et si marcher n’est pas assez je peux gigoter n’importe comment (et oui, même dans la rue…)
  • Avoir des trucs dans mes poches quand je suis en dehors de chez moi (des perles, des vis, un fidget-cube) pour stimmer (voir aussi stimtastic.co)
  • Arrêter de lutter CONTRE MOI, je sais que je fais de mon mieux

Addiction

4 ans que j’ai commencé, la desintox est longue.

Le sevrage pour le soir a été facile, d’un coup, question d’horaire je pense, ça fait un an déjà que j’ai arrêté.

Pour le matin c’est beaucoup plus dur. Je suis obligée de procéder par étapes.

Le sevrage de la poussette…

Il a fallu désintoxiquer le Cadet mais pour des raisons différentes. Lui expliquer pourquoi elle était là et qu’il ne pouvait pas s’en servir lui et pourquoi moi j’en avais besoin. J’avoue c’était tordu.
Au début du sevrage c’était encore moi qui l‘avait en main. Puis j’ai demandé à l’Ainé de la prendre, je me sevrais de son contact physique. L’étape suivante c’est de restreindre la distance. J’ai récupéré l’antivol de mon vélo et on fait ça progressivement.

 

Je me retrouve donc à :

  • trimbaler une poussette vide ou avec des cartables dedans, mes enfants se relayant pour la pousser
  • l’accrocher à un poteau, de plus en plus loin de l’école pour terminer le trajet maison/école sans elle
  • rentrer chez moi avec ma poussette vide ou pleine de courses faites au passage

Je suis la loufoque qui est accro à la poussette de son enfant de 4 ans, telle une camée qui en a besoin pour être capable, de bon matin, de sortir avec eux et faire le trajet de l’école.

« La flemme »

Grande paresse ; envie de ne rien faire : Avoir la flemme. (source)

C’est une expression que j’utilise souvent, mais rarement à bon escient.

Parfois j’ai la flemme de faire le ménage, de faire mon lit, de sortir les poubelles, de travailler.
Par fainéantise.
Je pourrais, mais je veux pas.

Mais plus souvent je dis que j’ai la flemme d’aller chez le coiffeur, d’amener les enfants à l’école, de me préparer à manger…
Par manque de ressources.
Parce que dire qu’on a pas l’énergie mentale ou le courage de faire cela semble insensé pour la plus part des gens, surtout si c’est un truc que j’ai fait la veille sans aucun soucis.

J’ai la flemme parce que aller chez le coiffeur c’est respecter un rendez-vous horaire, sociabiliser pendant une demie-heure tout en supportant la radio, me faire toucher le crâne et avoir de l’eau dans les oreilles, et tout cela m’est très pénible par moment.

J’ai la flemme parce qu’amener les enfants à l’école c’est sortir dans la rue et être 100% responsable d’eux dans un environnement que je considère comme hostile à ce moment là.

J’ai la flemme parce que me préparer à manger c’est devoir réfléchir à quoi manger, finir par trouver un croque monsieur tout fait, sortir une poêle, la mettre à chauffer, faire cuire le croque en faisant attention de ne pas le cramer, et parfois même ça c’est juste trop (alors je me fais des nouilles chinoises, ou un bol de chocapic, ou rien si je n’ai ni l’un ni l’autre).

Je vais devoir étoffer mon vocabulaire, parce que la dernière fois l’Ainé à dit à la maitresse que je ne l’avais pas amené à l’école parce que j’avais la flemme, et dit comme ça, ça craint du boudin…

Retrospective 2015

Autant je déteste les résolutions de début d’année, autant j’aime bien faire des bilans.

Janvier – L’année a commencé par la contractualisation de mon divorce, enfin signé après 1,5 ans de séparation, qui me redonnait la liberté de mes engagements financiers (nous n’avions pas de contrat de mariage et étions donc encore financièrement responsable l’un de l’autre) pris 10 ans plus tôt. Et je fête mon anniversaire avec ma famille et ma belle famille au bowling, 35 ans.

Avril – Idée folle que je peux peut-être acheter avec mes seuls deniers un petit appartement à mettre en location, pour le récupérer dans 25 ans pour moi (et #F off course). Car payer un loyer en étant à la retraite est une de mes pires hantises mais acheter en solo me semble irréalisable. Lire la suite

Aspergirl ? – Episode 4 – Je ne suis pas Asperger

Attention, pavé.

Début décembre : mon second rendez-vous au CRA, avec le psychiatre cette fois-ci (très gentil, mais entretien mitigé, il m’a fait parler essentiellement de mes malaises ce que j’ai trouvé très restreint par rapport à tout ce qu’il y avait à aborder). Puis une semaine plus tard entretien téléphonique entre le psychiatre et ma mère d’environ une heure.

Cet entretien sur ma petite enfance avec ma mère a été décisif pour leurs conclusions. Ma mère a confondu beaucoup de choses surtout concernant mon niveau de bonheur et mes relations sociales (elle a trois enfants et une mémoire sélective, arbitraire et déficiente) mais il n’y a dans les faits pas de routine, de rituel ou d’habitude notable (pour le repas, le coucher…), pas de stéréotypie, pas de retard moteur ou de langage (c’est même l’inverse).

Et cela suffit pour écarter le spectre autistique et donc le syndrome d’Asperger. Sachez-le. On nait asperger, les symptômes peuvent s’atténuer avec le temps mais pas l’inverse (dixit le psychiatre). Lire la suite