Sois toi-même

Je viens de finir une lecture offerte par ma très chère Conmadre (la mère de mon filleul qui habite au Mexique) : l’Opération bonheur de Gretchen Rubin.

Il y a beaucoup de choses intéressantes, quelques unes plus culcul la praline, mais dans l’ensemble je suis ravie d’avoir eu cet ouvrage entre les mains et à cette période de ma vie (et vous pouvez en lire un peu plus sur le sujet par ici).

Deux concepts ont particulièrement attiré mon attention en cette période de transition :

Sois toi-même

On peut choisir ce qu’on fait mais pas ce qu’on aime faire

J’avais des idéaux, de ce le père de mes enfants attendait de moi, mais aussi de ce que j’attendais de moi-même : d’activités ou de situations que je rêvais de pratiquer naturellement en les aimant, comme un but à atteindre, comme si cela allait faire de moi une meilleure personne, celle que je suis supposée être.

J’aimerais par exemple être férue d’art et de littérature classique, être capable de commenter les dernières réalisations de petits cinéastes méconnus et prometteurs qui ne passeraient qu’au cinéma d’art et d’essai de la ville universitaire la plus proche : avoir le sentiment d’être cultivée.
Mais voilà, en vrai (et en ce moment) je préfère de loin lire Harry Potter ou Robbin Hobb et regarder tout plein de séries américaines en version originales bien installée dans mon canapé à l’heure que je souhaite et en pyjama si je veux.

Ou j’aimerais me la jouer Dolce Vita et me lever tôt le dimanche matin, aller prendre un pain au chocolat et une orange pressée à la terrasse d’un café où le serveur me ferait la bise, puis faire le marché avec mon cabas et rentrer me mitonner une bonne salade bien saine.
Mais voilà, en vrai (et en ce moment) je préfère de loin trainer jusqu’au début de l’après-midi dans mon lit, m’amuser avec les rayons du soleil et les volets, me prendre le petit déjeuner dans mon grand plateau sur ma couette, avoir les chats collés à mes jambes, Twitter sur mon téléphone et le lit parsemé de livres et de magazines, faire une sieste à l’occasion et manger du tiramisu industriel mais tout prêt si j’ai un petit creux.

Ce que je suis en ce moment, et je n’ai pas à en avoir honte, à me sentir embarrassée ou coupable d’avoir des envies, des attentes, qui me sont propres même si elles ne collent finalement pas à mon (son/votre) idéal de vie.

Ca n’est qu’en acceptant cela que je peux non seulement vivre pleinement ce que je suis en train de faire, mais d’y prendre vraiment du plaisir, avec le même ravissement et la même délectation qu’une enfant (si vous m’aviez vu hier midi chez moi me servir un apéritif : un Orangina dans un grand verre avec des glaçons et une paille !)

Trop souvent j’ai fait par erreur le choix de faire des choses que je n’aimais pas faire en prétendant l’inverse , ou je me suis gâchée des moments qui auraient dû être plaisants.

Et surtout j’arrive en fin à bien faire la part des choses entre ce que je ne fais pas à l’extérieur par sabotage ou peur, de ce que je ne fais pas à l’extérieur simplement parce que cela ne me botte pas : je suis (en ce moment) quelqu’un de casanier et il n’y a pas de mal à cela !

Cette manière d’appréhender les choses m’ouvre de nouvelles possibilités sur mon travail de redéfinition de moi-même.

En plus rien n’est figé ou constant, et ce que j’aime faire aujourd’hui ne sera peut-être pas identique demain.
Et je peux avoir des objectifs personnels et les adapter à ce que j’aime faire, comme découvrir de nouveaux réalisateurs depuis mon canapé en pyjama.

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