Bienveillance, j’y viens

Quand il y a un an Marie a croisé mon chemin, je l’ai trouvé surprenante, une vraie Love Ambassador, je la trouvais alors un peu naïve de déborder d’autant d’amour et je ne voyais pas du tout comment appliquer dans ma vie à moi ses bons conseils.

Je ne le savais pas vraiment, j’étais alors à la fin d’une longue décennie de malveillance à mon égard, de jugements douteux à mon propos, de sabotages internes.
Je m’étais perdue sans m’en rendre compte, ou lorsque j’en prenais conscience je me pensais coupable et méritante.

Plus j’essayais de me conformer à ce que la société et EMM semblaient attendre de moi, plus je disparaissais, au profit de nouvelles névroses, de nouvelles peurs, j’alimentais mon critique intérieur.

Plus que jamais, lorsqu’on est en position de faiblesse, on a besoin de gens bienveillants autour de nous, surtout quand on arrive pas à l’être avec nous même.

En septembre 2013 j’ai accepté que je devais être moi-même, même si je ne savais pas toujours encore qui j’étais, tout au fond, tellement j’étais en pleine mutation, et encore à trouver très compliqué de faire des choses très simples.

#F est entré dans ma vie par hasard en octobre, et il s’est mis à la bonne distance de moi, me laissant faire ce chemin qui est le mien, à mon rythme.

Si EMM me faisait des croches pied en douce, #F me perce à jour. Il gratte parfois avec bienveillance la couche de vernis de mon ancienne vie, il a cette vision fraiche et sans préjugé de moi. Il me voit telle que je suis, et aussi telle que j’aspire à être, quand parfois moi je l’oublie.

Self-Love_day-1Je me vois grandir comme une plante qu’on a arrosé correctement, je suis moi sans avoir à être quelqu’un d’autre.
Je peux aimer et être fière de mes bizarreries.
Je peux rire de mes erreurs et maladresses car je sais qu’elles ne me définissent pas.
Je peux embrasser la tristesse quand elle m’assaille et l’exprimer (souvent par des pleurs) au lieu de la tourner en colère.

Je ne suis pas parfaite, ni pour moi ni pour personne, je n’aspire plus à l’être.

Je vais verser dans le culcul la praline jusqu’à la taille et citer l’épisode 12 de la saison 10 de Grey’s Anatomy, pendant lequel j’ai pleuré comme une madeleine, réalisant que je méritais aussi un grand amour comme cela et que pour laisser un autre m’aimer de la sorte je devais commencer par m’aimer moi même comme cela :

I love everything about you, even the things I don’t like, I love them

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Une réflexion sur “Bienveillance, j’y viens

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