Retrospective 2015

Autant je déteste les résolutions de début d’année, autant j’aime bien faire des bilans.

Janvier – L’année a commencé par la contractualisation de mon divorce, enfin signé après 1,5 ans de séparation, qui me redonnait la liberté de mes engagements financiers (nous n’avions pas de contrat de mariage et étions donc encore financièrement responsable l’un de l’autre) pris 10 ans plus tôt. Et je fête mon anniversaire avec ma famille et ma belle famille au bowling, 35 ans.

Avril – Idée folle que je peux peut-être acheter avec mes seuls deniers un petit appartement à mettre en location, pour le récupérer dans 25 ans pour moi (et #F off course). Car payer un loyer en étant à la retraite est une de mes pires hantises mais acheter en solo me semble irréalisable. Lire la suite

Publicités

Aspergirl ? – Episode 4 – Je ne suis pas Asperger

Attention, pavé.

Début décembre : mon second rendez-vous au CRA, avec le psychiatre cette fois-ci (très gentil, mais entretien mitigé, il m’a fait parler essentiellement de mes malaises ce que j’ai trouvé très restreint par rapport à tout ce qu’il y avait à aborder). Puis une semaine plus tard entretien téléphonique entre le psychiatre et ma mère d’environ une heure.

Cet entretien sur ma petite enfance avec ma mère a été décisif pour leurs conclusions. Ma mère a confondu beaucoup de choses surtout concernant mon niveau de bonheur et mes relations sociales (elle a trois enfants et une mémoire sélective, arbitraire et déficiente) mais il n’y a dans les faits pas de routine, de rituel ou d’habitude notable (pour le repas, le coucher…), pas de stéréotypie, pas de retard moteur ou de langage (c’est même l’inverse).

Et cela suffit pour écarter le spectre autistique et donc le syndrome d’Asperger. Sachez-le. On nait asperger, les symptômes peuvent s’atténuer avec le temps mais pas l’inverse (dixit le psychiatre). Lire la suite

Mind mapping sur ce que je suis

Il y a quelques semaines j’ai voulu mettre à plat, en prévision du prochain entretien, tout ce qui pouvait être particulier chez moi, et qui m’a incité à penser au Syndrome d’Asperger.

Le voici : Mind mapping sur ce que je suis

De manière isolée aucun point n’est vraiment préoccupant, sauf peut-être mon côté Hulk (et c’est l’élément déclencheur de ma démarche). C’est le cumul qui rend le quotidien plus ou moins difficile et compliqué à gérer.

Diagnostique, la suite en décembre

J’ai enfin eu les gens du centre où je suis allée avec des explications claires (parce qu’ils étaient très fouillis depuis plusieurs jours, à croire qu’ils font exprès) : ils sont tous les deux indécis car certains points correspondent au profil et d’autres pas. Apparemment c’est difficile pour eux de diagnostiquer les gens qui ont un travail, des enfants…

Donc je suis convoquée pour décembre pour un second entretien, avec le psychiatre.

Le coucher des enfants et bambins en autonomie [Edit du 11/10]

J’ai essayé, et j’essaie, autant que possible d’écouter les besoin de mes enfants et de leur/me permettre de les respecter (beaucoup de sommeil mais aussi d’un moment calme avant de dormir), tout en respectant les miens (besoin vital de calme à partir d’une certaine heure, qui est en semaine vers 19h).

Notez qu’ici on mange très tôt, vers 18h15, et qu’à 19h les gnomes sont prêts à se retirer dans leurs quartiers.

Le coucher autonome, mise en pratique

J’ai commencé vers 1 an et demi et j’ai tenté plusieurs manières de faire, elles ont évoluées en fonction de l’âge de mes enfants , et du matériel que j’avais à disposition : si je suis pour un coucher autonome, je pose quand même un cadre.

Règle numéro 1
Le rituel du soir est indispensable : histoires, bisous, câlins, se raconter la journée, chanter des chansons, etc. Tout ce qui sera suffisant pour que l’enfant soit rassasié de d’amour parental et puisse s’endormir sans ressortir 10 fois de sa chambre pour quémander de l’affection.
Règle numéro 2
Hors de question que l’enfant, une fois que j’ai fermé la porte et dis Bonne nuit, ressorte de la chambre et fasse comme s’il n’avait pas été « couché ». Mon moment à moi commence à la fermeture de cette porte.
Règle numéro 3
Au calme : on lit, on joue calmement, mais o ne fait pas les fous, on ne joue pas aux chevaliers guerriers, on ne fait pas de bruit.
Règle numéro 4
Poser la limite de temps, et c’est là que ça devient sérieux 😉 Il existe plusieurs outils, cumulables ou pas entre eux.
Règle numéro 5
Il s’agit d’un contrat de confiance (toi aussi chante la musique de Darty dans ta tête) : s’ils font la mega foire ils perdent leur privilège.

Mes outils pour un coucher autonome

A cumuler, ou pas. Lire la suite

Aspergirl ? – Episode 3 – Mon pré-diagnostique Asperger

Cette semaine j’ai donc été dans une structure hospitalière, dans un bâtiment dédié aux adultes autistes, qui s’occupe aussi, sous la cape du CRA, de faire des diagnostiques.

Bill Murray
Bill Murray — ce jouet pour chien que j’ai acheté à Carrefour un week-end de sevrage (raté)  aux AD où je devais constamment occuper mes mains et éviter de me griffer les bras.

N’ayant pas voulu prendre d’anxiolytique avant le rendez-vous, j’ai ressorti Bill Murray et je l’ai malaxé et caressé pendant près de 3 heures.

J’avais rendez-vous à 14h30, nous (c’est ma maman qui m’a conduite) sommes arrivées avec un bon quart d’heure d’avance. Un homme, qui n’était ni un psychologue ni un psychiatre (et je ne sais toujours pas ce qu’il est, un éducateur spécialisé je pense), m’a indiqué qu’ils viendraient me chercher, avec sa collègue psychologue, dans quelques minutes.

Je suis ressortie à 15h38, lessivée, très frustrée de devoir attendre trois semaines pour avoir les conclusions de l’entretien, les mains moites, stressée et énervée d’avoir eu des oublis (j’ai réussi à oublier TOUT le livre de Rudy Simone, incapable de me faire une représentation graphique du livre et donc d’utiliser ma mémoire, pffff).

Mais c’est une bonne étape de faite.

Je n’ai pas d’avis sur leur pronostique, je m’attendais à la plupart des questions, quelques unes étaient intéressantes et révélatrices. Je rigole encore en m’entendant raconter que si j’avais une poupée enfant, je me souviens seulement de jouer à la faire pleurer (la tête qu’ils ont fait à ce moment là, fantastique) car elle pouvait boire un biberon d’eau et avoir des larmes, ou lui couper les cheveux pour voir s’ils repoussaient. Loin de la réponse normale de jouer à faire semblant.

Quelques soient leurs conclusions, j’aurai une réponse détaillée, qui soit me permettra de passer des tests complémentaires pour le spectre autistique, soit d’être aiguillée quelque part. Ils ne me laissent pas comme ça sans aucune réponse.

A suivre donc.