Mind mapping sur ce que je suis

Il y a quelques semaines j’ai voulu mettre à plat, en prévision du prochain entretien, tout ce qui pouvait être particulier chez moi, et qui m’a incité à penser au Syndrome d’Asperger.

Le voici : Mind mapping sur ce que je suis

De manière isolée aucun point n’est vraiment préoccupant, sauf peut-être mon côté Hulk (et c’est l’élément déclencheur de ma démarche). C’est le cumul qui rend le quotidien plus ou moins difficile et compliqué à gérer.

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Diagnostique, la suite en décembre

J’ai enfin eu les gens du centre où je suis allée avec des explications claires (parce qu’ils étaient très fouillis depuis plusieurs jours, à croire qu’ils font exprès) : ils sont tous les deux indécis car certains points correspondent au profil et d’autres pas. Apparemment c’est difficile pour eux de diagnostiquer les gens qui ont un travail, des enfants…

Donc je suis convoquée pour décembre pour un second entretien, avec le psychiatre.

Le coucher des enfants et bambins en autonomie [Edit du 11/10]

J’ai essayé, et j’essaie, autant que possible d’écouter les besoin de mes enfants et de leur/me permettre de les respecter (beaucoup de sommeil mais aussi d’un moment calme avant de dormir), tout en respectant les miens (besoin vital de calme à partir d’une certaine heure, qui est en semaine vers 19h).

Notez qu’ici on mange très tôt, vers 18h15, et qu’à 19h les gnomes sont prêts à se retirer dans leurs quartiers.

Le coucher autonome, mise en pratique

J’ai commencé vers 1 an et demi et j’ai tenté plusieurs manières de faire, elles ont évoluées en fonction de l’âge de mes enfants , et du matériel que j’avais à disposition : si je suis pour un coucher autonome, je pose quand même un cadre.

Règle numéro 1
Le rituel du soir est indispensable : histoires, bisous, câlins, se raconter la journée, chanter des chansons, etc. Tout ce qui sera suffisant pour que l’enfant soit rassasié de d’amour parental et puisse s’endormir sans ressortir 10 fois de sa chambre pour quémander de l’affection.
Règle numéro 2
Hors de question que l’enfant, une fois que j’ai fermé la porte et dis Bonne nuit, ressorte de la chambre et fasse comme s’il n’avait pas été « couché ». Mon moment à moi commence à la fermeture de cette porte.
Règle numéro 3
Au calme : on lit, on joue calmement, mais o ne fait pas les fous, on ne joue pas aux chevaliers guerriers, on ne fait pas de bruit.
Règle numéro 4
Poser la limite de temps, et c’est là que ça devient sérieux 😉 Il existe plusieurs outils, cumulables ou pas entre eux.
Règle numéro 5
Il s’agit d’un contrat de confiance (toi aussi chante la musique de Darty dans ta tête) : s’ils font la mega foire ils perdent leur privilège.

Mes outils pour un coucher autonome

A cumuler, ou pas. Lire la suite

Aspergirl ? – Episode 3 – Mon pré-diagnostique Asperger

Cette semaine j’ai donc été dans une structure hospitalière, dans un bâtiment dédié aux adultes autistes, qui s’occupe aussi, sous la cape du CRA, de faire des diagnostiques.

Bill Murray
Bill Murray — ce jouet pour chien que j’ai acheté à Carrefour un week-end de sevrage (raté)  aux AD où je devais constamment occuper mes mains et éviter de me griffer les bras.

N’ayant pas voulu prendre d’anxiolytique avant le rendez-vous, j’ai ressorti Bill Murray et je l’ai malaxé et caressé pendant près de 3 heures.

J’avais rendez-vous à 14h30, nous (c’est ma maman qui m’a conduite) sommes arrivées avec un bon quart d’heure d’avance. Un homme, qui n’était ni un psychologue ni un psychiatre (et je ne sais toujours pas ce qu’il est, un éducateur spécialisé je pense), m’a indiqué qu’ils viendraient me chercher, avec sa collègue psychologue, dans quelques minutes.

Je suis ressortie à 15h38, lessivée, très frustrée de devoir attendre trois semaines pour avoir les conclusions de l’entretien, les mains moites, stressée et énervée d’avoir eu des oublis (j’ai réussi à oublier TOUT le livre de Rudy Simone, incapable de me faire une représentation graphique du livre et donc d’utiliser ma mémoire, pffff).

Mais c’est une bonne étape de faite.

Je n’ai pas d’avis sur leur pronostique, je m’attendais à la plupart des questions, quelques unes étaient intéressantes et révélatrices. Je rigole encore en m’entendant raconter que si j’avais une poupée enfant, je me souviens seulement de jouer à la faire pleurer (la tête qu’ils ont fait à ce moment là, fantastique) car elle pouvait boire un biberon d’eau et avoir des larmes, ou lui couper les cheveux pour voir s’ils repoussaient. Loin de la réponse normale de jouer à faire semblant.

Quelques soient leurs conclusions, j’aurai une réponse détaillée, qui soit me permettra de passer des tests complémentaires pour le spectre autistique, soit d’être aiguillée quelque part. Ils ne me laissent pas comme ça sans aucune réponse.

A suivre donc.

La femme enceinte & la femme asperger

La femme enceinte a beaucoup de particularités qu’on lui accorde, accepte ou tolère très facilement. Parfois même on s’en émeut.

Particularités, en vrac et non exhaustives, de la femme enceinte, et réactions de la société

Des fringales, des dégouts alimentaires, des obsessions pour une catégories d’aliments, des repas à toute heure ?

C’est les hormones et qu’elle a un bébé à nourrir cette pauvre enfant.

Elle est beaucoup fatiguée, nauséeuse, elle veut dormir tard, faire la sieste, se coucher tôt ?

C’est les hormones et qu’elle a un bébé à faire grandir cette pauvre enfant.

Elle supporte mal le bruit, les bousculades au marché, la voiture, ses habits la grattent, elle a chaud et elle a froid, elle veut passer la journée en pyjama, elle préfère rester chez elle tranquille, elle ne supporte plus l’odeur de la cigarette ?

C’est les hormones et qu’elle a un un nid à préparer pour son bébé cette pauvre enfant.

Elle a la larme facile, elle et susceptible, elle ne supporte pas l’injustice de ce monde, elle rit, pleure et se met en colère pour un rien ?

C’est les hormones, ça rend hypersensible, mais heureusement ça va passer, pauvre de nous.

Elle se balance, chantonne, s’émerveille d’un rien, sursaute pour tout ?

Elle berce son bébé, retrouve son âme d’enfant.

Elle est un peu obsédée de l’hygiène, du rangement, elle a des TOC étranges, elle est anxieuse, s’inquiète du futur, s’inquiète de tout, n’arrête pas de penser en fait ?

Elle va donner la vie, c’est normal qu’elle cogite un peu, ça ira mieux après la naissance.

Mais où elle veut en venir ?

J’ai adoré être enceinte de mon premier enfant. Même si c’était pénible, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus. Et j’ai bien été contente quand ça c’est arrête aussi.

J’avais l’impression d’avoir atteint un niveau de conscience supplémentaire. J’ai pensé que c’était le fait d’être toute puissante, de créer un être humain, d’être femme. Mais en l’évoquant en thérapie il y a 3 ans, je me rendais compte que ça n’était pas exactement cela. Et je ne pouvais pas dire non plus que c’était génial parce qu’en portant la vie j’avais l’impression d’avoir trouvé ma place dans la société, parce que ça n’était pas vraiment ça non plus.

Puis j’ai compris.

Tout ça là haut c’est moi (sans compter d’autres bizarreries), tous les jours, toute l’année, toutes les années.

Mais si la société est clémente pour une femme enceinte, elle l’est beaucoup moins pour celle qui ne l’est pas. Elle n’a pas d’excuse. Les gens normaux ne se comportent pas comme ça. Pas tout le temps.

Alors tu compenses, comme tu peux, comme tu y arrives, suivant l’énergie dont tu disposes. Au mieux les gens te trouvent étrange, au pire ils te trouvent chiante.

Voilà pourquoi j’ai tant aimé être enceinte. Je n’avais pas à me cacher derrière des masques (ou très peu), je pouvais être moi et c’était acceptable.

Comment organiser ses repas quand on manque d’imagination ?

Si je suis toute seule je peux manger des nouilles chinoises à tous les repas pendant 5 jours sans sourciller…

Mais pour la semaine où j’ai les enfants j’essaie d’assurer mieux. Alors je m’astreins le jeudi (je les récupère le vendredi) à faire des listes de plats, puis la liste des courses correspondantes, puis soit je vais les faire si j’ai le courage, soit je me faire livrer (vivre houra.fr je parraine, jdcjdr).

De cette manière je sais à l’avance ce que l’on mange, pour ne pas me retrouver en panique devant un frigo (plein ou vide) à me demander ce que je dois faire de tout ça…

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Les routines magnétiques pour des enfants autonomes

J’ai deux gnomes et depuis la rentrée l’un est en petite section de maternelle et l’autre est rentré en CE2.

C’est un peu épuisant pour moi de répéter chaque matin et chaque soir les mêmes instructions, que même le presque 8 ans peine à initier de lui-même.

Du coup, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai passé quelques heures à fabriquer un système de routine pour eux. Ils gagnent en autonomie et moi au lieu de leur rappeler chaque tâche, je leur dis juste d’aller regarder leur planning.

La base du planning de routine pour enfant

Chaque enfant à une feuille pour le matin, l’autre pour le soir. L’identification est facile car le nom est inscrit (dans une couleur spécifique pour chacun), une photo de leur trombine est imprimée et un logo (soleil/étoile) indique si c’est pour le matin ou le soir.

Matériel

  • Feuilles de papier A4
  • Imprimante
  • Plastifieuse (ma grande acquisition de l’an dernier que je recommande à toutes les personnes organisées).

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