La sortie des classes

J’ai trouvé pire que devoir attendre E7ans au portail à la sortie de l’école, c’est faire la queue dans le couloir bondé et bruyant plein d’adultes et d’enfants en mouvements qui mène à sa classe pour l’y récupérer après le TAP.

Ça m’a fait regretter l’attente au bureau de Poste, où au moins tout le monde respecte à minima une distance physique avec les autres personnes et où chacun se tait.

J’ai négocié avec le directeur : dans deux semaines j’irai le récupérer dans la cours de récrée pour m’éviter de subir ça une nouvelle fois.

Si c’était à refaire, je ne ferais pas d’enfant

Si c’était à refaire, je serais restée fidèle à mon envie : ne pas avoir d’enfant. Aucun. Jamais.

Je ne dis pas ça sur un coup de tête, parce que je suis en burn out maternel, ou dans une période sensible. C’est un fait. Une évidence qui est là depuis presque 8 ans. Qu’il est socialement indécent de dire.

Quand j’en parle, on me répond : « Mais c’est normal d’avoir envie des fois de les jeter par la fenêtre ». Oui, ça l’est, ça m’arrive aussi. Sauf que moi, c’est pas de ça que je parle.

Des enfants je n’en voulais pas.
Je ne voulais pas être mère, encore moins être une mauvaise mère.
Je ne voulais pas d’enfant qui sont des entraves et des contraintes, des êtres qui dépendent de vous constamment et surtout je ne voulais abîmer personne.

Pourquoi j’en ai fait ? Parce que la personne qui allait être mon mari pendant presque 10 ans en voulait, et m’a dit que je ne serais pas seule. Que nous serions parents à deux. Et j’ai été assez naïve pour le croire et sauter le pas de l’envie et en avoir.

Maman solo je l’ai d’abord été à l’étranger entre 2 et 3 mois par an les cinq premières années lorsque son/leur père partait en mission à l’autre bout du globe (la première fois l’Ainé avait 3 mois et son père est parti une semaine sans téléphone portable).

Maman solo je le suis maintenant en France une semaine sur deux depuis l’été 2013.
C’est à la fois un calvaire et une libération.

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